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Qu’est-ce que la dépression post-camp d’été?

Ce phénomène bien répendu affecte la majorité des jeunes et des adultes qui partent en camps. Qu’ils soient scouts ou non. Elle affecte aussi les amateurs de bois, de voyage, les aventuriers de longues durées et même les vacanciers en chalet. Car maudit que ça fait du bien d’éviter la routine du métro-boulot-dodo. Loin de là de vouloir uniquement me plaindre sur mon quotidien, ce qu’on vit est bien réel. Même les coureurs le vivent. C’est simplement ce moment de pur bonheur qui se termine.

Pour nous les scouts, ça se passe un peu comme suit:

Le vendredi: «Enfin terminé, mais je veux rester encore quelques jours.»

C’est toujours un peu comme ça les vendredi vers la fin du camp. En se levant, on veut partir à la maison, s’éloigner des bébittes et prendre une bonne douche pour enlever les multiples couches de crème solaire et d’antimoustique. On se ment même qu’on a hate de revevir au travail. Bon peut-être pas pour travailler, mais plus pour les collègues. Ou l’inverse, chaque personne est différente. Bref, on a le coeur qui part dans toutes les directions.

Le vendredi, c’est aussi un genre de touski. Faut faire touski reste. Faut manger touski reste. Faut brûler touski reste. On fait donc plein de trucs un peu party, car on sait que samedi on part et ce sera terminé.

Le samedi: «laissez moi au moins une nuit de plus même si j’ai pas d’énergie.»

Même si t’es super épuisé, t’as vraiment pas envie que ça se termine. Une autre petite journée serait vraiment le fun. Mais au fond de toi, tu sais que ce n’est pas possible et tu dois faire avec. C’est là que la nostalgie du camp commence. Tout le monde nettoie, range, emballe, vide et démonte. T’as une vingtaine de jeune qui courent partout en essayant de ne pas se faire mal. Ils chialent et veulent partir parce que Fortnite est dans leur vie.

Pour nous les anims, on veut aussi rentrer à la maison, mais maudit, le bois. Le bois nous retient. Nous, les trippeux d’aventure et de plein air. On ne veut pas partir. Et on voit l’autobus arriver et les voitures. C’est le temps d’y aller. No going back! C’est la fin. On prend la route pour la maison.

Le dimanche: «J’enlève de mon pack-sac un paquet de souvenirs.»

Si tu défais ton sac à dos le samedi en revenant t’es un maudit mongol et je te lève mon chapeau. Nous on a été voir le Roi Lion 2019 à place. Malgré tout, dimanche est la bonne journée pour défaire le tout. Mettre tes trucs au lavage, nettoyer ta vaisselle un peu grasse, ranger le fouilli que tu as fait avant de partir, etc. Un gros ménage de printemps, mais pour ton retour de camp. Néanmoins, tu déballes aussi des souvenir, tu regardes tes photos de camp et tu veux déjà recommencer. Peut-être pas avec autant d’intensité, mais juste prendre une autre semaine pour récupérer.

Le lundi: «J’me questionne sur ma vie, mon futur et mon existence.»

Pour la plupart d’entre nous, les lundi sonnent la fin des vacances et le retour au travail. C’est pas mal ce jour là que notre état dépressif commence. La nostalgie du camp, l’odeur du bois, la liberté. Tout ça est derrière nous et c’est maintenant le boulot et le dodo. Pour ceux atteint d’un trouble dépressif, cela peut être un déclencheur. Plus là dessus dans les prochaines lignes.

Malgré tout, on avance et on fait comme d’habitude. On doit garder le cap. Les camps nous apportent tellement dans notre vie qu’on ne peut les oublier. Du moins, pas entièrement. Un lundi de retour de vacance est encore pire qu’un lundi de retour d’une fin de semaine. Cependant, il ne faut pas s’en faire autant, car des camp il y en aura d’autre et rien ne nous empêche de partir une fin de semaine encore.

Quoi faire lorsque l’état dépressif nous frappe ou que l’on glisse dans la dépression?

Chaque personne est différente et je vais parler pour moi. Je suis un dépressif médicamenté qui est à risque de faire une rechute à tout moment. À l’écriture de ces lignes, je la sens revenir et me tirer vers le bas. Il faut donc que j’aille de l’avant dans mes pensées et ne plus vivre dans la nostalgie et dans le passé. Il me reste des souvenirs positifs que je peux partager et tranquillement m’en remettre. Pour des plus longues expéditions le retour peut être encore plus brutal. L’histoire de Martin Trahan en est l’exemple parfait!

Aussi, je suis un gars d’aventure et parfois je me demande sérieusement ce que je fais dans un bureau assis à faire du marketing. Ça, c’est la phase de requestionnement existentiel. Qui suis-je? Pourquoi ceci ou cela? C’est tout à fait normal après s’être déconnecté pendant plusieurs jours de son quotidien. C’est aussi pourquoi les scouts vivent un peu un mode de vie étrange haha.

Il faut simplement passer à autre chose même si c’est extrêmement difficile. On peut parler de ses vacances, de ce qu’on a fait, écrire des articles de blogues pour un site qui parle de scoutisme par exemple (wink, wink). Il y a plein de moyen de vaincre le syndrome de la dépression post-camp. Ça arrive, c’est normal et ça va tranquillement passer. De toute façon, pas le temps pour ça, y’a une autre année à planifier, hein? 😀

Enfin, si vous revenez de camp ou vous partez, je vous en souhaite un bon. Et si vous ressentez les effets, allez de l’avant et dîtes-vous: «À la prochaine fois!».

About the author

Loup Débrouillard, de son vrai nom Charles est un jeune passionné de plein air. Il est détenteur d'un Baccalauréat en adminstration et oeuvre dans une agence de marketing sur la Rive-Sud. Néanmoins, sa plus grande passion sont les espaces verts et aider les gens.

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